2 jours des Chtis, objectifs remplis !

Sur la rampe de lancement

Voilà quelques semaines que les lignes de ce blog n’ont pas bougées, mais j’ai une bonne excuse ! La famille s’est agrandit, et vous allez pouvoir suivre non plus les aventures d’un cycliste, mais les aventures d’un papa cycliste, ce qui risque de pas mal changer la donne. En attendant, je vous propose un résumé de mes 2 jours des Chtis, une course à étapes brillamment organisée par le club de Méricourt et qui a eu lieu il y a déjà plus d’un mois …

Première étape, du plat, du vent et un résultat inespéré

A titre personnel, ces 2 jours des Chtis constituaient un objectif majeur de mon début de saison. Je me présentais donc au départ de cette première journée de course avec de grandes ambitions, malgré un parcours que je savais peu à mon avantage. Notre équipe du CC Verlinghem était particulièrement bien représentée, avec des coureurs en 1ère et 2ème catégorie, et la ferme intention de « faire la course » face aux plus grosses écuries du Nord et de l’Oise.

Pour me motiver encore un peu plus, le soleil avait enfin décidé d’être généreux en ce mois de mai, et c’est même une vrai chaleur qui nous accompagnait au moment du départ.
Dès le départ justement, notre imposant peloton de plus de 100 coureurs s’élançait à vive allure. Comme à mon habitude, je remontais rapidement dans les premières positions pour être certain de ne pas rater le bon wagon. Quelques attaques fusaient dans le premier tour, mais il n’y avait là rien de dangereux. En milieu de second tour par contre, une grosse accélération mettait le peloton en file indienne. Je restais attentif et me positionnais à l’avant, constatant quelques secondes plus tard qu’une cassure avait coupé le peloton en deux.
Ni une, ni deux, je mobilisais mes forces et prenais quelques relais pour profiter de cet avantage.

Même si l’entente dans l’échappée qui venait de se créer n’était pas optimale, l’écart avec le reste du peloton devenait vite conséquent. Un rapide coup d’œil à mes compagnons de route me faisait prendre conscience que cette échappée pouvait aller loin. Effectivement, nous étions une vingtaine à l’avant, et toutes les grosses équipes étaient représentée avec pour la plupart leur leaders. Je n’en croyais pas mes yeux d’être là, au milieu de toutes ces grosses cylindrées !

Présent dans l'échapée décisive
Présent dans l’échapée décisive

Peu à peu, chacun commençait à prendre ses relais, ce qui nous permettait de progresser rapidement alors que la course était encore longue. Pour ma part, je m’appliquais à prendre ma part du travail sans toutefois en faire trop, sachant que j’étais le seul du club représenté à l’avant et que j’étais loin d’être le favoris. Les tours de circuit s’enchaînaient ainsi pendant plus d’une heure, nous amenant finalement assez rapidement dans le final de cette première étape.

A une quarantaine de kilomètres de l’arrivée, le champion de France Franck Duynslager plaçait une grosse accélération au passage de la ligne, et je bondissais dans sa roue pour ne pas me faire piéger. Nous passions quelques relais à deux, avant que je ne me rende compte que le reste de l’échappée n’avait pas suivi, et qu’il était peine perdue de s’élancer dans un si grand raid à seulement deux coureurs. Nous nous faisions rapidement reprendre avant de continuer notre route dans le groupe de 20.

Tentative à 2 avec le champion de France
Tentative à 2 avec le champion de France

Puis, quelques kilomètres plus loin, les choses sérieuses commençaient. Alors que je commençais à sentir le poids des kilomètre, plusieurs attaques successives secouaient notre échappée, et certains commençaient à vraiment tirer la langue. J’essayais de prendre les bons coups ou de boucher les trous quand il le fallait, ne ménageant pas ma peine pour rester au contact des meilleurs.
Puis, à 2 tours de l’arrivée, le phénomène Jérôme Combin, multiple vainqueur depuis le début de saison, s’en allait dans un raid solitaire comme il sait si bien le faire. Connaissant bien le bonhomme, j’organisais rapidement la poursuite à ses trousses, ce qui avait pour effet de morceler notre échappée. Nous n’étions désormais qu’un petit groupe de 6 à la poursuite de l’homme de tête.
A l’entame du dernier tour, nous l’avions quasiment repris, et je plaçais une grosse relance pour boucher enfin le trou. C’était chose faite quelques mètres plus loin, mais un seul coureur m’avait suivi ! Je me retrouvais alors en tête avec deux machines à rouler alors qu’il restait moins de 10 kilomètres à parcourir !

J’étais au taquet, forçant ma nature pour prendre des relais vent de face, alors que mes compagnons de route piochaient eux aussi. Cependant, l’écart était maintenu, et il devenait de plus en plus certain que la victoire se jouerait entre nous 3. J’hésitais un instant à placer une attaque juste avant l’enchaînement de virages précédant l’arrivée, mais j’étais trop épuisé et me ravisais pour attendre le sprint.
A ce petit jeu là, je me savais battu par Comblin, mais m’appliquais à prendre sa roue au moment de produire notre dernier effort. Peine perdue, j’étais cuit et ne pouvait même pas suivre son sillage, prenant une seconde place inespérée au départ de cette étape.

Tentative à 2 avec le champion de France
Tentative à 2 avec le champion de France

Malgré cette petite défaite, j’étais pleinement satisfait de cette première étape, me plaçant idéalement pour faire un bon résultat au classement général. Il ne restait plus qu’à assurer sur le chrono …

2ème étape : 15 km contre-la-montre, à l’énergie

Au matin du 2ème jour de course, c’est un contre-la-montre qui nous attend pour éprouver nos organismes. J’ai bien dormi, bien mangé, la récupération est donc plutôt bonne. J’arrive un peu en retard sur le circuit, mais tiens quand même à le faire en voiture. Je me rend vite à l’évidence, les gros rouleurs seront à la fête, tant les bouts droits sont légions et exposés au vent.

Heureusement pour moi, l’organisation a pris un peu de retard, ce qui me permet de me préparer tranquillement avant de monter sur le home trainer. Les premiers tours de roue à l’échauffement sont rassurant, les toxines de la veille sont vites éliminées et je me concentre sur mon effort.

Sur la rampe de lancement
Sur la rampe de lancement

Vient le moment de prendre le départ. J’essaye de rester dans ma bulle pour faire le meilleur résultat possible. Je monte sur la rampe, 5, 4, 3, 2, 1, c’est parti ! Je m’élance à bloc dès le départ, profitant d’un faux-plat descendant pour prendre de la vitesse. Je trouve rapidement mon rythme aux environs de mon seuil anaérobie, que j’essaye de maintenir tout au long des 15 km du parcours. Je m’applique à relancer dans les parties descendantes, prends tous les virages à bloc en restant sur les prolongateurs, ça roule pas mal !
Le final est un peu plus vallonné, et je donne tout ce que j’ai dans la dernière bosse en maintenant mon effort jusque sur la ligne. 22’28, voilà le temps officiel qui est enregistré. Je pense avoir fait un temps correct sur le coup, mais je ne prend finalement que la 29ème place, 1’15 derrière le vainqueur. C’est encore trop, beaucoup trop ! Il va falloir travailler cette discipline pour faire mieux dans les courses par étapes.

Heureusement, ma bonne première étape me permet de conserver une place dans le top 10, ce qui est l’objectif affiché.

3ème étape, 90 km sans saveurs et sans coups d’éclats

Pour clôturer cette première édition des 2 jours des Chtis, il nous reste encore une étape. Conscient de ma bonne forme, je suis motivé à faire bouger les lignes, en espérant que d’autres équipes affichent les mêmes ambitions.

Une fois de plus, le circuit est dénué de difficultés, à part un long faux-plat menant vers l’arrivée, bien trop facile pour pouvoir faire la différence. Malgré tout, je reste concentré et me maintien dans les premières positions pendant les premiers kilomètres. Peu d’attaques sont à noter dans ce début de course, ce qui m’étonne franchement. En effet, bien que valeureuse, l’équipe du leader semble un peu faible pour bloquer toute la course. Peu avant la mi-course, je tente ma chance et me retrouve à l’avant avec deux gros rouleurs. Notre fugue ne dure pas longtemps, il faut rouler à plus de 50 km/h pour creuser l’écart avec le peloton.

Petite bosse au sein du peloton
Petite bosse au sein du peloton

Les kilomètres défilent ainsi, sans qu’une véritable échappée ne se développe. Seul un groupe de 3 coureurs parvient à prendre quelques secondes d’avance, mais je me rend à l’évidence, il sera très compliqué de créer de nouveaux écarts au général. Partant de ce pari, je choisis un peu après la mi-course de me préserver pour le final. Le passage sur la ligne au dernier tour est un peu chaud, le peloton étant en file indienne, mais ça reste groupé à l’approche de l’arrivée.
Ça frotte beaucoup, tout le monde veut être devant dans cette arrivée pour punchers. Je me place comme je peux, mais ça roule vite et je tarde un peu à remonter. Pourtant, je vois le futur vainqueur démarrer à côté de moi et réaliser un sprint d’une puissance phénoménale. Il s’impose avec 3 vélos d’avance, alors que je suis pour ma part gêné au moment de produire mon effort, ne récoltant qu’une décevante 14ème place … Une belle occasion manquée !

Un bon placement au coeur du peloton
Un bon placement au coeur du peloton

Le bilan de cette course par étapes est néanmoins positif, avec une 9ème place au général et un bon comportement en général, tant individuellement qu’au niveau de l’équipe. C’est quand même sympa de courir avec une bonne bande de potes !

Maintenant, place à la préparation des cyclosportives pour être au top sur la Marmotte et l’Étape du Tour !

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