Cyclo « La Madeleine », premier top 10 en cyclosport

Au départ de la cyclosportive La Madeleine 2013

Le 20 juillet dernier, afin de profiter pleinement de mes vacances dans les Alpes, j’avais décidé de participer à la cyclosportive La Madeleine, qui emprunte son nom à l’un des cols les plus légendaires du massif alpin. Après ma relative désillusion de la semaine précédente sur l’Arvand-Villard, j’avais à cœur de faire mieux sur cette épreuve, d’autant plus qu’il s’agissait de ma seconde et dernière cyclosportive montagnarde de l’année. Résumé …

Petite participation mais gros niveau

Au programme du jour, 137 km à parcourir au départ de la station de Saint François Longchamps, sur les pentes de la Madeleine, et avec les ascensions du Col de Champeret, du Grand Cucheron, et de Chaussy avant la remontée sur Saint François Longchamps. Le menu proposé était donc bien copieux, même si de nombreux kilomètres de vallée pouvait nous permettre de souffler entre les différentes ascensions du jour.

Une fois de plus, le soleil et les fortes chaleurs étaient au rendez-vous de cette journée de vélo, ce qui n’était pas pour me déplaire. J’étais par contre plutôt surpris par la faible participation à cette course, car nous n’étions qu’une grosse centaine de coureurs au départ, dont seulement 52 inscrits sur le grand parcours. Je reconnaissais quand même quelques gros calibres du cyclosport, dont Nicolas Ougier, David Polverini et Jean-Francis Pessey entres autres.

Au départ de la cyclosportive La Madeleine 2013
Pas grand monde au départ de « La Madeleine »

Le départ étant donné de la station de St François Longchamps à 1500 mètres d’altitude, la première descente vers la vallée était neutralisée, le départ réel étant donné en bas. Cette première descente était particulièrement pénible, car la voiture ouvreuse n’avançait vraiment pas vite, et il fallait freiner en continu, ce qui est un peu lassant quand ça dure 15 kilomètres …

Au pied du col, tout le monde mettait pied à terre pour officialiser le départ. Après quelques minutes à l’arrêt pour attendre ceux qui avaient crevés dans la descente, les fauves étaient lâchés. Les 40 premiers kilomètres de l’épreuve étaient relativement plats, et je me doutais bien que ça allait déjà rouler vite dans cette partie. J’avais repéré sur le profil deux petites bosses au bout de 15 km puis 30 km, qui étaient toutes deux avalées à bloc. Je pouvais constater que mon coup de pédale était prometteur, et je me payais même le luxe de franchir la seconde montée en tête avant de laisser s’échapper deux kamikazes …

En effet, quelques kilomètres plus loin, les premières pentes du Col de Champeret se profilaient, et il fallait garder des forces pour la suite de la course. J’abordais ce col dans les 10 premières positions du peloton, bien décidé à rester dans les bonnes roues ! Le premier kilomètre était parcouru à un train relativement soutenu mais qui ne permettait pas de commencer l’écrémage. Cela m’allait parfaitement, car je n’étais pas encore dans la rouge et les jambes tournaient bien.
Puis, comme dans l’Arvand-Villard la semaine précédente, les plus costauds avaient déjà des fourmis dans les jambes et mettaient le feu aux poudres. Je voyais Nicolas Ougier remonter comme une fusée à côté de moi, puis porter une grosse attaque en arrivant à hauteur du premier coureur du peloton. Évidemment, tout le monde tentait de prendre sa roue, et j’assistais à une sorte de sprint en plein col ! Bien conscient de mes limites et du programme qui nous attendait, je choisissais sagement d’augmenter légèrement la cadence pour trouver mon rythme, en laissant partir les premiers sans m’affoler.

Cette stratégie allait se montrer payante, car au fur et à mesure de la montée, je reprenais de nombreux coureurs qui s’étaient mis dans le rouge en suivant l’attaque des leaders. Néanmoins, je n’avais de très bonnes sensations dans ce premier col, et je basculais au sommet un peu inquiet pour la suite de la course …

Costaud dans le final

Une courte descente nous permettait de récupérer légèrement, avant d’aborder les 3 derniers kilomètres du Grand Cucheron. Je me retrouvais à ce moment avec un petit groupe d’une dizaine de coureurs, et je m’accrochais dans les roues pour passer ce dernier col avec eux. C’était chose faîte assez rapidement, et nous basculions dans une longue descente vers la vallée.
Les 3 premiers kilomètres de cette descente étaient particulièrement dangereux, car la route étant en travaux, de nombreux gravier recouvraient le bitume. Il fallait rester particulièrement vigilent sous peine de se retrouver dans le fossé ! Une fois cette zone passée, je prenais la tête du groupe pour faire la descente à fond afin de gagner un maximum de temps sur les leaders.

Une fois au bas du col, je profitais des premiers kilomètres de vallée pour me ravitailler. Nous avions environ 20 km de liaison jusqu’au col de Chaussy, ce qui nous laissait du temps pour manger ! Évidemment, comme dans toute cyclosportive, le plus dur dans cette partie était de motiver mes compagnons de route pour rouler. Sur la dizaine de coureurs qui composaient notre groupe, nous n’étions que deux ou trois à prendre nos relais. Je me suis rapidement énervé sur les récalcitrants, puis tout le monde a fait l’effort de passer, accélérant ainsi la progression de notre groupe avant d’arriver au pied du col de Chaussy.

J’avoue que je n’avais absolument aucun repère pour ce col, car je n’en avais jamais entendu parler, et n’avais pas spécialement regardé son profil avant de prendre le départ. Heureusement, un des membres de notre groupe l’avait déjà grimpé, et m’annonçait une ascension difficile mais régulière. Les premiers kilomètres de ce col étaient particulièrement pittoresques, enchaînant les épingles sur une toute petite route et le long d’une falaise rocheuse, nous faisant profiter d’un paysage magnifique.
Un petit vent nous aidait à éviter la surchauffe, alors que le rythme adopté par mes compagnons de route était parfait pour moi. Deux coureurs avaient décidé de prendre les choses en main, et je décidais de rester dans leurs roues en gardant un peu de force. Ils effectuaient ainsi l’essentiel de l’ascension en tête, mais le plus jeune des deux accélérait franchement à 3 km du sommet. Je prenais alors à mon tour la tête du groupe, qui s’était réduit dans ce col à seulement 5 unités. J’étais encore particulièrement bien en jambes, et revenais sur l’attaquant au passage du sommet, en profitant au passage pour attraper une bouteille au ravitaillement et remplir une dernière fois mes bidons.

Ayant ralenti un peu à ce fameux ravitaillement, j’attaquais la descente suivante en seconde position, derrière un coureur de notre groupe particulièrement pressé d’arriver ! Je suivais donc ses trajectoires bien propres et serrées, ce qui nous permettais à tous les deux de prendre quelques secondes d’avances sur nos adversaires passés au sommet avec nous. Nous passions le panneau indiquant l’arrivée à 10 km à toute vitesse, avant de débarquer dans la montée du col de la Madeleine qui allait nous ramener à Saint François Longchamps.

Il restait à ce moment 7 km de course tout en montée, et l’enchaînement avec la descente était un peu brutal ! Le temps de me remettre en jambe, je lâchais tout de suite mon compagnon de descente qui était victime de crampes. Quelque centaines de mètres plus loin, un des coureurs de notre précédent groupe revenait sur moi, mais je sentais bien qu’il était à la limite de craquer. Me sentant encore bien en jambe et informé par une moto que je jouais un top 10, je descendais d’une dent et relançais à plusieurs reprises, faisant décrocher définitivement mon dernier adversaire. Je jetais mes dernières forces dans la bataille, espérant secrètement gagner encore une place ou deux, mais les meilleurs étaient loin devant.

Je franchissais donc la ligne d’arrivée en 7ème position, avec le sentiment d’avoir parfaitement géré ma course de bout en bout. C’est quand même plus agréable de ne pas arriver en hypoglycémie ! Cette 7ème place est évidemment satisfaisante, même si la participation n’était pas très relevée. Je me suis quand même bien battu, et j’ai bien senti que j’étais plus puissant et plus endurants dans les cols après une semaine de séjour en montagne. On peut dire ce qu’on veut, le coup de pédale spécifique à ce terrain ne peut que se travailler dans les cols …
Le bilan est donc largement positif pour cette seconde cyclosportive en 2013, le plus dur pour moi étant de déjà tirer un trait sur les compétitions en montagne pour cette année. Dur dur d’habiter dans le Nord quand on se sent grimpeur …

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