Dives et Gommegnies, deux courses bien différentes pour un résultat équivalent…

A l'attaque à Gommegnies

Après un début de saison bien calme de mon côté, il était grand temps d’enchaîner les courses pour prendre le rythme des compétitions. Les changements de rythme violent sont souvent mon point faible en début de saison, et il me faut toujours trois ou quatre courses pour me sentir à l’aise et jouer devant. Alors en cette fin avril et début mai, place aux courses !

Un parcours magnifique à Dives mais une course mal gérée

Au programme de ce samedi 22 avril 2017, le calendrier des courses cyclistes UFOLEP dans le Nord ne propose qu’un seul choix à Bouvignies, sur un parcours plat mais agrémenté d’un petit passage pavé. Il n’en fallait pas moins pour m’inciter à trouver autre chose à mettre sous mes roues. J’habite à proximité du final de Paris-Roubaix, mais j’ai tout simplement horreur des pavés sur lesquels je ne prends aucun plaisir !

Après réflexion, je mettais le cap sur l’Oise et le petit village de Dives. Ne connaissant pas vraiment le coin, je ne savais pas à quoi m’attendre et la surprise fut de taille… Alors que je pensais tomber comme d’habitude sur un parcours dénué de difficulté, c’était tout le contraire pour cette fois. L’arrivée était jugée en haut d’une belle bosse, tandis que le reste du circuit était en toboggan, présageant une course exigeante. Les concurrents étaient nombreux au départ, mais je partais confiant…

Le départ était donné sous un beau soleil et le rythme était relativement modéré. Quelques courageux en profitaient pour s’échapper, si bien qu’un groupe d’une bonne dizaine d’éléments prenait la poudre d’escampette. Aucun des favoris du jour n’ayant pris part à cette première attaque, je restais sagement dans le peloton. Bien mal m’en a pris !

Alors que le groupe de tête évoluait à un rythme élevé mais pas infernal, notre peloton était secoué de violentes attaques qu’il fallait suivre pour ne pas se faire surprendre. Je me faisais violence plusieurs fois pour prendre la roue des plus costauds, puis tentait de secouer la meute à mon tour à plusieurs reprises dans la bosse principale. Je laissais pas mal de cartouches à ce petit jeu, oubliant même de m’alimenter correctement.
A mi-course, l’échappée était revue et tout était à refaire. Les attaques se faisaient encore plus franches et je commençais à souffrir, craignant l’arrivée de petites crampes. Je me décidais enfin à boire et manger correctement, mais il était trop tard…

Peu après, la montée principale était attaquée à fond. Je suivais sans peine sur les premiers mètres mais subissait des cassures sur le sommet sans pouvoir boucher les trous. Il me manquait à peine 10 mètres pour basculer avec le premier groupe d’une quinzaine d’unités, que nous n’allions plus revoir.
Derrière, c’était la débandade ! Tout le monde avait souffert, et il n’y avait plus grand monde pour rouler et assurer les relais. De mon côté, je retrouvais quelques couleurs au fur et à mesure des kilomètres et m’employais énergiquement à maintenir l’allure. C’était pourtant peine perdue, l’écart avec le groupe de tête ne faisant que grandir…

Je terminais la course dans ce groupe des battus, dans lequel nous disputions des places d’honneur au delà du top 10. Je franchissais la ligne en 17ème position, complètement vidé et avec le sentiment d’avoir tout donné. Quelques erreurs de débutant m’auront coûté un meilleur résultat, mais je manquais de toute façon de rythme pour jouer la gagne…

A Gommegnies, le vent de face incite à la prudence…

Une semaine plus tard, je retrouvais le peloton habituel du Nord pour une course à Gommegnies. On m’avait parlé d’un circuit plutôt difficile, mais un tour de reconnaissance avant la course me faisait dire le contraire. En dehors d’un faux-plat avec vent de face après la ligne, ce parcours était hyper roulant !

Le CC Verlinghem était pour une fois bien représenté, avec 4 équipiers pour peser sur la course. Les premiers kilomètres étaient parcourus tambour battant, et les sensations était plutôt bonnes de mon côté. J’en profitais pour suivre quelques mouvements et tenter ma chance à plusieurs reprises, mais il fallait être vraiment costaud pour s’extirper de ce peloton lancé à vive allure.

Ca bataille à Gommegnies !
Crédit photo : www.velodom-photo.com

C’est ce que parvenait à faire Christophe au bout de quelques tours, accompagné d’une dizaine de coureurs qui formaient la première échappée sérieuse de la journée. Nous adoptions derrière une attitude plutôt défensive, en essayant de s’immiscer dans des contres sans compromettre les chances de l’échappée.
A deux reprises, trainant un peu en fin de groupe, je devais m’employer pour boucher des trous provoqués par des coureurs peu attentifs ou en manque de forme. Ces efforts me coûtaient mais je sentais bien que les jambes répondaient bien. Malheureusement pour Christophe, son échappée était revue aux deux tiers de la course, ce qui déclenchait une belle bataille en vue de l’arrivée.

Dans les roues à Gommegnies
Crédit photo : www.velodom-photo.com

Je tentais ma chance à deux reprises, mais le vent de face dans la seule difficulté du jour n’incitait pas à se livrer complètement. Toutes les tentatives étaient rapidement revues ! Pourtant, à deux tours de l’arrivée, quelques coureurs profitaient d’un temps calme pour s’extirper du peloton. Pas très bien placé, je réagissais à contre-temps et me lançais dans un contre face au vent. Je bouchais la plus grande partie de l’écart très rapidement, mais buttais face au vent 100 mètres derrière les coureurs de tête. J’hésitais à insister, car le peloton était vraiment proche derrière. C’est à ce moment qu’un des favoris du jour plaçait une grosse accélération pour faire le bond. Je m’en rendais compte trop tard, il me doublait à toute allure et je n’arrivais pas à prendre sa roue. Quelle erreur !

Arrivée frustrante à Gommegnies
Crédit photo : www.velodom-photo.com

Alors que ce rouleur parvenait à rejoindre la tête de course, je me faisais rejoindre par le peloton qui… temporisait ! Les hommes de tête prenaient du champs et s’en allaient se disputer la victoire, je ne pouvais que ruminer mon erreur de ne pas avoir fait l’effort au bon moment. Les deux derniers tours étaient avalés par à-coups, notre équipier Benoît parvenait à intégrer un contre tandis que Christophe faisait le coup du kilomètre pour devancer le peloton. Je me mêlais mollement au sprint pour prendre la 25ème place, très frustré de ne pas avoir mieux exploiter ma forme naissante… Vivement la suite !

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