Dur dur la reprise à Recquignies

Ça y est, de retour dans le Nord, me voilà forcé et contraint de reprendre les courses sur des parcours moins montagneux que dernièrement. Qu’importe, la motivation est là, et les bonnes séances d’entraînements enchaînées ces derniers jours m’ont redonné confiance.

Cap sur les bosses

On ne se refait pas, et quand on est un grimpeur qui habite dans le Nord, on cherche quand même les courses à profil vallonné. J’ai donc pris la direction ce samedi de Rocq-Recquignies, près de Maubeuge, dans le sud du département. J’étais déjà présent sur cette course l’an dernier, et connaissait donc ce parcours ultra sélectif, d’autant plus que la course est ouverte au 2ème et 3ème catégories FFC, sans oublier les juniors.

Pour le parcours donc, nous devions parcourir à 20 reprises un circuit de 5 km, dont le passage le plus difficile se situait quelques centaines de mètres après la ligne de départ. Au menu du jour, une belle bosse d’au moins 500 mètres à plus de 10 %, abordée après un virage à angle droit, le tout suivi d’une longue traversée du plateau avec un bon vent de face. 500 mètres, dans l’absolu ce n’est pas grand chose, mais répétée à 20 reprises et enchaînée avec le vent de face, cette côte faisait figure d’épouvantail.

Profil de la course de Rocq-Recquignies
Profil de la course de Rocq-Recquignies

Un bon départ pour une fois

Une fois n’est pas coutume, et c’était déjà le cas l’an passé, les coureurs de notre maigre peloton ne s’élançaient pas tambour battant dès les premiers mètres. Il fallait être très motivé pour attaquer la première ascension à bloc sans être vraiment échauffé. Je me plaçait donc idéalement dans les premières positions du peloton et y restait bien calé pendant les premiers kilomètres.

Seuls deux hommes tentaient déjà leur chance dans le premier tour, devant un peloton plutôt cool, ou personne n’osait trop rouler. Dès le second tour, le passage de la côte sonnait la charge pour certains coureurs, et le peloton commençait à se morceler, tout en se regroupant rapidement. Le vent de face en haut de la bosse calmait les ardeurs … Je me maintenait pour ma part dans les premières places, afin de pouvoir réagir si d’aventure un bon groupe partait.

Au troisième passage, Thomas Venel, coureur de Douai en deuxième catégorie, attaquait sèchement dans la montée. Bien conscient qu’il ne fallait pas le laisser filer, je prenait immédiatement sa roue, et le dépassait même sur les derniers mètres d’ascension. Les jambes en feu suite à cet effort violent, je me reposait sur ma selle, et prenait de pleine face le vent. C’est à ce même moment que le coureur douaisien se lancait dans un contre tout en puissance, et s’en allait rejoindre les quelques coureurs qui étaient déjà devant.

Relégué à l’arrière

A ce moment là, j’étais déjà bien entamé, et pensait pouvoir revenir avec quelques hommes fort par la suite. Bien mal m’en a pris, puisque je me suis vite retrouvé dans un groupe se jouant la 20ème place, tous les hommes forts étant devant. Nous n’étions plus que 5 à rouler, et mes compagnons d’infortune avait bien du mal à prendre leurs relais. Bêtement, je me retrouvais dans un groupe dont j’étais le plus fort, mais je ne pouvais faire mieux que les accompagner pour tenter de rattraper quelques coureurs.

Ce que nous fîmes au fil des tours, puisqu’à plusieurs reprises, nous avons repris quelques groupes de trois ou quatre coureurs, qui s’étaient fait un peu mal devant, et n’avait pu suivre le rythme. Malheureusement, les hommes qui m’accompagnait était quand même bien à la peine, et je me retrouvais à prendre des relais sur les 3/4 du circuit. Dans ces conditions, l’allure n’était plus très rapide, et je sentais que nous étions un peu en perdition.

Crevaison … de la voiture

Nous n’étions qu’à mi-course, mais le temps commençait à être long. A force de rouler à moitié tout seul, c’était un peu énervant. A 10 tours de l’arrivée, mon regard tombait brièvement sur ma voiture garée sur le côté peu après la ligne, et je constatait que mon pneu avant était crevé ! Quelle poisse, sachant qu’il me restait 1h15 de route pour rentrer, et que je ne voulait pas revenir trop tard, la tentation était grande d’abandonner. Je me laissait un tour de réflexion, et après avoir regardé avec plus d’attention cette roue crevée, je décidais d’abandonner à 9 tours de l’arrivée.

C’est quand même avec grand regret que je rendait mon dossard, la raison de mon abandon étant quelque peu insolite …

Outre ce fait divers, je retiens surtout que la forme est là, et que j’ai les moyens de faire mieux que lors de mon début de saison. Il me manque surtout l’audace, le culot, et ce petit brin de chance qui permet d’être devant et de franchir la ligne en vainqueur, ou au moins dans les premiers.
Il va falloir se dépêcher, avec tous les évènements personnels à venir, il ne me reste pas plus de 3 courses à disputer …

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