Un weekend pour les gros rouleurs …

En chasse derrière l'échappée ...

Alors que la fin de saison approche à grand pas, je reste toujours motivé et à la recherche de ma première victoire pour cette saison 2013. C’est avec cet objectif en tête que je m’alignais sur deux course le weekend du 7 et 8 septembre dernier. Malheureusement pour moi, les courses proposées ces jours là n’étaient pas vraiment à mon avantage, avec deux circuits entièrement plats et complètement acquis aux rouleurs. Qu’importe, il fallait prendre ma chance …

Loos-en-Gohelle, je suis dans le coup !

Le premier acte de ce weekend se passait dans la banlieue de Lens, sur un circuit qui étaient entièrement fermé à la circulation automobile. C’est assez rare pour être signalé, et j’en profite pour saluer la motivation des organisateurs. Bravo !

A leur plus grand regrets, les différents peloton des catégories Ufolep n’étaient pas très garnis. Pour preuve, en première catégorie, nous n’étions qu’une vingtaine de coureurs au départ. Il y avait quand même de quoi batailler, puisque la quasi totalité des coureurs présents étaient de gros costauds. En reconnaissant le circuit une première fois, je savais bien qu’il allait être bien compliqué pour moi de jouer quelque chose ce jour là …

Le départ était donné sous un beau soleil, et comme toujours, ça partait à bloc. Au bout de 300 mètres seulement, les premières attaques fusaient et le rythme de notre petit peloton était déjà imposant. Je tentais moi aussi ma chance, mais tout le monde revenait rapidement dans ma roue. Au bout de 3 tours de course (sur 22), je suivais une violente attaque et me projetais à l’avant accompagné de 4 coureurs.
Nous organisions tout de suite nos relais, l’écart avec le peloton était fait ! Je retrouvais dans ce groupe 3 gros rouleurs, qui me faisaient mal aux jambes à chaque fois qu’ils prenaient des relais. Mais l’entente était plutôt moyenne. Le vainqueur de la course du weekend précédent à Linselles rechignait à prendre ses relais, feignant d’être à bloc. Un peu facile …

Malgré un rythme relativement élevé, notre fugue était avortée 5 tours plus loin, et tout était à refaire. Dommage, je pensais bien que nous avions les moyens d’aller au bout ! Une fois tout le monde regroupé, la guerre pouvait recommencer. Chaque coureur était motivé pour ne pas laisser partir les autres, et la course n’allait finalement laisser que peu de répit aux échappés. Je ne ménageais pas mes efforts, tantôt à l’attaque, tantôt pour boucher des trous et revenir sur les groupes les plus dangereux qui tentaient de se faire la malle …

A quelques tours de l’arrivée, notre petit peloton était toujours groupé, et régulièrement secoué par des attaques. Voyant bien qu’il était impossible de s’échapper, je relâchais un peu la pression en essayant de faire moins d’efforts pour garder des forces. J’avais dans l’idée de mettre une dernière offensive dans le dernier tour, espérant que cela serait suffisant pour aller chercher la victoire.
A l’entame du dernier tour, alors que j’étais bien placé, un coureur attaquait seul et prenait tout de suite une ceinture de mètres d’avance. Le club le plus représenté étant aux avants-postes du peloton, je pensais bien qu’ils allaient réagir pour favoriser une arrivée au sprint pour leur spécialiste maison …
De façon un peu incompréhensible, les 3 coureurs de Lieu Saint-Amand relâchaient leur effort, enterrant tout le monde pour la victoire. Personne n’avait vraiment envie de faire l’effort à l’avant, d’autant plus que le coureur qui allait vers la victoire n’avait pas ménagé ses efforts depuis le départ.

Pendant qu’il savourait sa victoire sur la ligne, notre groupe se préparait à se disputer les places d’honneur. Pas franchement motivé à l’idée de ne plus jouer la victoire, je me présentais au départ de la longue ligne droite finale en tête de groupe. Évidemment, personne ne prenait le relais, et je me retrouvais un peu forcé de maintenir un petit tempo. Puis, à 500 mètres de la ligne, le sprint était lancé de l’arrière du groupe et les premiers coureurs me doublaient à une vitesse bien supérieure à la mienne.
Je réagissais un peu tard et me lançait à corps perdu à leur poursuite, mais je calais vite face au vent et me faisait déborder par tous les coureurs qui avaient pris ma roue. Très mauvais sprint de ma part !

Je prenais donc une 10ème place plutôt honorable compte tenu du circuit et de mon comportement sur la course. J’ai joué la gagne quasiment jusqu’au bout, et c’est ça que je retiens de cette course avant tout !

Noyelles-les-Seclin, une course à domicile et un gros niveau

Pour ma seconde course du weekend, je ne pouvais résister à la tentation de courir à seulement quelques centaines de mètres de chez moi à Noyelles-les-Seclin. Bien qu’affichée en 2ème catégorie FFC, je pouvais accéder à cette course grâce à ma licence Pass’Open. Bien entendu, je venais ici pour m’amuser plutôt que pour chercher un résultat, car je savais que la concurrence serait rude … Quelques gros calibres étaient présents sur la ligne de départ, et le circuit exposé au vent et sans le moindre mètre de dénivelé n’était pas franchement à mon avantage !

La forme du moment étant particulièrement bonne, je pouvais constater lors de mon échauffement que mes jambes avaient bien récupérées de la course de la veille. C’était au moins ça de gagné ! Et puis avec quelques supporters au bord de la route, je ne pouvais que prendre le départ avec une grosse motivation.
C’est donc au sein d’un beau peloton d’environ 80 coureurs que je m’élançais sur des routes que je connais par cœur.

Évidemment, même si la course comptait environ 93 km au total, les premiers tours de roues étaient parcourus à vive allure. Comme à mon habitude, je me plaçais dans les premières positions du peloton afin de ne pas me faire surprendre par une éventuelle cassure. Les attaques s’enchaînaient à un rythme incroyable, et je sentais bien que les jambes de certains étaient bien plus puissantes que celles des coureurs avec lesquels j’ai l’habitude de courir.
Qu’importe, les sensations étaient bonnes de mon côté et j’en profitais pour me glisser dans quelques coups.

Au bout de 10 km de course, un petit groupe de quatre coureurs parvenait à prendre un peu d’avance. Je restais attentif à l’arrière, et profitais de l’attaque d’un coureur de Wattignies pour me lancer à leur poursuite. Je me lançais quelques secondes après lui, et je devais fournir un gros effort pour boucher le trou, flanqué d’un second coureur de Wattignies qui avait pris ma roue.

En chasse derrière l'échappée ...
En chasse derrière l’échappée …

Une fois la jonction faîte, je prenais immédiatement un relais pour ne pas réduire l’allure de notre trio, et commencer à nous rapprocher des quatre hommes de tête. Après quelques kilomètres de chasse, cette première mission était remplie. Nous revenions sur le groupe pour former une belle échappée de 7 coureurs. Les relais s’enchaînaient assez rapidement, mais étonnamment, certains semblaient déjà bien émoussés. Je me surprenais pour ma part à être particulièrement bien, alors que nous roulions à un rythme très élevé.

Je pensais bien que cette aventure était partie pour durer, mais en 2ème catégorie FFC, ce n’est pas si facile ! Quelques favoris s’étant fait piégés, le peloton se remettait en route et revenait dans nos roues en un rien de temps ! Impressionnant ! Je sentais bien que la course pouvait basculer d’un moment à l’autre, et malgré les efforts déployés dans cette échappée, je restais à l’avait du peloton, en prenant même quelques relais et en suivant les attaques.

Ma petite échappée en début de course ...
Ma petite échappée en début de course …

Mais peu à peu, je commençais à me lasser de prendre le vent et mes jambes me rappelaient à la raison. Je reculais un peu dans le peloton pour récupérer, mais je ne m’attendais pas à ce qui aller se passer … A peine 1 km plus loin, nous abordions une ligne droite avec un léger vent de côté, et c’est pendant ce tour là que tous les gros costauds décidaient de former une bordure.

Étant mal placé, je voyais tout de suite le coup de Trafalgar qui était en train de se jouer, mais ne pouvais pas faire grand chose de ma position. Le peloton volait rapidement en éclat, et une quinzaine de coureurs parvenaient à se faire la belle. Je bouchais quelques trous et revenais rapidement sur la tête de peloton pour entamer une chasse effrénée. Pendant deux tours, soit environ 8 km, je prenais d’énorme relais en tête de peloton mais rien n’y faisait. Les plus forts étaient devant et la course était jouée.

Malgré cela, notre peloton ne sombrait pas et arrivait à conserver une petite minute de retard seulement sur le groupe de tête. La course avançant, j’étais obligé de souffler de plus en plus souvent dans les roues, car le rythme élevé commençait à me peser dans les jambes. Je tentais quand même de créer quelques bordures, mais je n’avais plus assez de force pour appuyer si fort sur les pédales.
L’arrivée approchant, je restais bien placé dans les roues, mais je ne cherchais pas à m’extraire à nouveau du peloton. Je me sentais capable de suivre les contres, mais à quoi bon aller se battre comme un dingue pour une quinzième place … Je n’y tenais pas, d’autant plus que je n’avais aucun intérêt à marquer des points FFC pour ne pas monter de catégorie.
Je me motivais quand même pour participer au sprint du peloton, que je lançais plutôt bien placé, et qui me permettait de remonter une bonne dizaine de coureurs dans les derniers mètres, pour aller chercher une anonyme 25ème place …

Le résultat n’est pas particulièrement brillant, mais compte tenu de la concurrence et de ma course de la veille, je pouvais être content de ma prestation. Expérience à renouveler !

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