Classiques 2011 : top départ

Aujourd’hui, nous sommes le premier jour du mois d’Avril. Comme la coutume le veut, les blagues ont déferlées à tous les niveaux, plus ou moins drôles d’ailleurs, mais la bonne humeur était de rigueur. Mais le premier jour du mois d’Avril sonne également comme un jour particulier dans le cœur des cyclistes. En effet, il s’agit du mois pendant lequel vont se disputer 5 classiques majeures du calendrier, et qui forgeront la légende de la saison en cours …

Premier acte, les flandriennes

La Belgique retient sont souffle depuis une semaine, et se prépare à l’un des plus grand évènement annuel pour ce petit pays à la tradition cycliste bien ancrée. Le Tour des Flandres (ou Ronde Van Vlaanderen) est l’une des classiques qui attirent le plus de spectateurs sur les routes, mais aussi devant la télévision. Élevée au rang de culte par les belges, cette course très spéciale offre un parcours particulièrement difficile.

Comme toute bonne classique, le Tour de Flandres offre en effet à ses participants un parcours long, très long, souvent proche des 250 km. La première partie consiste à remonter vers la Mer du Nord, puis à la longer pendant quelques dizaines de kilomètres. Cette entrée en matière est bien souvent usante, car les routes du Nord de la Belgique sont balayées par le vent, surtout en cette période …
Puis, il s’agit pour les coureurs d’attaquer la partie des monts (les bergs en flamand), dont les noms ont forgé la légende de cette course : Berendries, Mur de Grammont, Koppenberg, … Tout bon cycliste vibre déjà à l’évocation des ces talus aux noms parfois imprononçables !

Tom Boonen, spécialiste du Tour des Flandres
La semaine d’après, c’est Paris-Roubaix qui tiens le haut de l’affiche. Si le parcours est tracé intégralement sur les routes française, ne nous y trompons pas, ce sont encore une fois les belges qui mettent l’ambiance.
La reine des classique présente un parcours hors du commun et même unique dans le paysage cycliste. Avec ses 50 km de chemins pavés, on se croit revenu au début du 20ème siècle. Les coureurs qui la disputent sont unanimes, c’est la course la plus dure de l’année !
Pour revenir sur l’ambiance, je vous invite si vous en avez l’occasion à vous rendre du côté du Carrefour de l’Arbre, en espérant qu’un belge triomphe sur le vélodrome. Vous aurez alors l’impression d’être au cœur d’un stade … en plein au milieu des champs !

Deuxième quinzaine : place aux ardennaises

Décidément, la Belgique et sa région proche restent au cœur de l’actualité cycliste du mois d’Avril. Les classiques ardennaises tirent leurs noms de la région des Ardennes belges, et présentent donc un profil particulièrement accidenté.

Pour commencer « en douceur », les coureurs se donnent rendez-vous du côté hollandais pour l’Amstel Gold Race. Disputée autour de Maastricht, cette classique est rendue usante par sa longueur et sa succession de côtes particulièrement pentues.

Dès le mercredi suivant, retour en Belgique pour la Flèche Wallonne. Le mur de Huy fait cette fois figure de juge de paix et malgré un parcours très difficile, nous assistons souvent à une course de côte dans la dernière ascension. En effet, depuis plusieurs années, les coureurs hésitent à se dévoiler, préférant garder de la force pour la Doyenne.

Le Mur de Huy dans la Flèche Wallonne

Liège-Bastogne-Liège, ce triptyque ne correspond à rien pour le commun des mortels, et pourtant, il s’agit de la plus ancienne classique du calendrier. C’est peut-être aussi l’une des plus dure, car avec sa longueur cumulées aux nombreuses montées des Ardennes belges, le dénivelé total dépasse celui d’une bonne étape de montagne !

Avec ce magnifique programme, il ne vous reste plus qu’à vous assoir devant votre canapé pour admirer les exploits des coureurs. Encore mieux, déplacez-vous sur le bord des routes pour apprécier l’odeur de la course. Et pour les plus courageux, rendez-vous sur le vélo pour rouler sur la traces des champions …

Vous aimerez également :

pub

Laisser un commentaire