Les sensations sont bonnes, mais ça ne suffit pas …

Ça y est, c’est la reprise … Après une parenthèse montagnarde dans les Alpes avec l’Étape du Tour, il était temps de reprendre le chemin des courses dans le Nord, afin de tester ma bonne condition sur le plat. J’avais donc prévu de participer à la course d’Hergnies ce samedi 30 juillet. Résumé …

Un bon départ mais pas d’échappée

Autant le dire tout de suite, je n’allais pas de bon cœur sur cette course. Après m’être éclaté dans la montagne, les routes plates du Nord me paraissent bien fade. Et pour cause ! Après une rapide reconnaissance du circuit de 6,3 km qui était au programme, je devais constater qu’un seul petit faux-plat d’une centaine de mètres faisait office de … bosse du jour.

Malgré ce parcours peu favorable à mon profil, je me présentais sur la ligne de départ dans de bonnes conditions physiques et mentales. Malheureusement, avec les vacances, nous n’étions que 26 coureurs de 1ère catégorie au départ, ce qui fait un maigre peloton.

Dès le départ donné, l’allure était très élevée. Je restais constamment dans les premières positions, et portais quelques attaques sans succès. Au bout de 3 tours, je décidais de garder un peu de forces pour sortir dans la « bosse » le plus fort possible. J’avais remarqué que beaucoup peinaient dans ce petit talus, et ce terrain me paraissait idéal pour passer à l’offensive. J’appliquais mon plan avec rigueur, et portais une violente attaque. Je prenais rapidement quelques mètres d’avance, et rattrapais les 4 coureurs échappés devant moi. Même avec une entente parfaite et de gros relais, le reste de la meute nous reprenais au bout d’un tour.

La bonne échappée part … mais ne va pas au bout !

Un peu à bout de souffle après ce gros effort, je reprenais quelques forces en restant dans les roues pendant deux tours. C’est à ce moment là que l’un des favoris attaquait, suivi par deux coureurs. Les trois fuyards prenaient rapidement 30 secondes d’avance, et je pensais bien qu’ils pourraient aller au bout.
Heureusement pour moi, au fil des tours, l’écart diminuait petit à petit, jusqu’à ce que nous ayons le groupe de tête en ligne de mire. Je participais comme je pouvais à la poursuite, en prenant régulièrement quelques relais.

A 3 tours de l’arrivée, les trois échappés étaient repris, et la grande bagarre reprenait de plus belle. Je tentais à mon tour de sortir, mais suite à une grosse attaque, une violente crampe m’immobilisait le mollet gauche. Dur dur d’attaquer dans ces conditions.
Je me repositionnais dans les roues, et regardais impuissant le favoris du jour s’envoler vers la victoire. Je suis sûr que j’avais les jambes pour le suivre. Satanées crampes !

Je traînais ma misère comme je pouvais dans les derniers tours, mais des petits groupes de coureurs partaient les uns après les autres pour aller chercher les accessits. Je ne pouvais plus me mettre en danseuse, sous peine d’être à nouveau victime de crampes. Pas facile de relancer …

A 2 km de l’arrivée, je parvenais à accélérer franchement en haut de la bosse en restant assis, et à décrocher le reste du peloton qui se battait pour une quinzième place. Je jetais le peu de forces qu’il me restait, et creusais un petit écart qui me semblait suffisant.
Peine perdue, même en roulant à 40 km/h seul face au vent, mes anciens compagnons de routes me reprenaient à 400 mètres du but, et je terminais bon dernier de ce groupe en tentant vainement de sprinter …

Les intentions y étaient, les jambes aussi finalement, mais j’ai certainement mal géré mon alimentation durant cette course, et cela m’a couté cher ! Je sens que je peux faire de belles choses d’ici la fin de saison, alors il va falloir mettre du cœur à l’ouvrage … En selle !

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