Rotor Power, un nouveau capteur de puissance de précision

Le nouveau capteur de puissance Rotor Power

Il y a déjà deux ans, j’avais pris le temps de rédiger une série d’articles sur les capteurs de puissance. L’objectif à l’époque était de vous présenter l’état du marché, les différentes solutions et les avantages et inconvénients de chaque concurrents. Depuis, la roue a tourné, et force est de constater que ce marché des capteurs de puissance à bien évolué. Il faut dire que depuis que les coureurs professionnels ont tous adopté cet outil, de nombreux amateurs se mettent également à l’entraînement par la puissance. C’est dans ce contexte que la société espagnole Rotor a lancé son propre modèle il y a déjà un an, avec une proposition très intéressante …

L’un des capteur de puissance le plus léger du marché

La marque Rotor est bien connue pour ses plateaux ovales et ses pédaliers en alu, particulièrement appréciés des coureurs professionnels comme des amateurs. Fort de ce succès, les espagnols ont planché sur un capteur de puissance directement intégré dans leur pédalier phare, le Rotor 3D+. Mais la solution de Rotor est particulièrement innovante dans le placement des jauges de contraintes qui permettent de mesurer la puissance. En effet, celles-ci prennent place dans les manivelles du pédalier, à mi chemin entre les pédales (comme chez Look avec les Keo Power ou les Garmin Vector) et le boitier de pédalier (comme le fameux SRM).

Ainsi positionnées, les jauges de contraintes permettent de mesurer la puissance différenciée entre la jambe gauche et la jambe droite, ce qui peut être une mesure intéressante pour corriger un éventuel gros écart. Mais là où Rotor fait fort, c’est que la précision annoncée de la mesure de la puissance et la reproductibilité des données est de +/- 1 %, soit la même marge d’erreur qu’un SRM ! La performance est remarquable, d’autant que la marque espagnole n’avait encore aucune expérience dans le domaine.
Autre avantage, ce pédalier est annoncé comme le capteur de puissance le plus léger du marché, avec un ensemble de 505 grammes en entraxe 110, contre 500 grammes pour un pédalier équivalent sans le capteur de puissance. Notons quand même qu’un test réalisé par Alban Lorenzini de Cycles et Forme a permis de peser l’ensemble pédalier + plateaux + visserie à 726g, soit 20g de plus qu’un SRM … Cela reste quand même très léger, et vous n’aurez donc pas besoin d’investir plusieurs milliers d’euros dans une paire de roues full carbone pour rattraper un éventuel surpoids …

Ce même test grandeur nature a quand même révélé un problème majeur avec le Rotor Power, dans la mesure où celui-ci a beaucoup de difficultés à enregistrer les grosses variation de puissance. En effet, en le comparant avec un PowerTap, le test montre que le pic de puissance enregistré dans un sprint est largement inférieur sur le Rotor Power. C’est dommageable quand on sait que ces sprints peuvent permettre d’établir un profil de puissance record, un mode de détermination du potentiel physique très à la mode en ce moment, mais aussi très efficace pour calibrer les entraînements …

Le nouveau capteur de puissance Rotor Power

En terme de positionnement tarifaire, le pédalier Rotor Power se place dans la moyenne du marché, avec un prix de 1690 € sans les plateaux. C’est un peu plus cher qu’un système Powertap, mais largement moins qu’un SRM qui propose les mêmes prestations.
Dans la mesure où ce pédalier est adaptable sur la plupart des cadres du marché, je pense qu’il trouvera sans peine son public, d’autant que la marque Rotor est toujours à la mode dans les pelotons … Assurément, le Rotor Power est un bon choix pour votre capteur de puissance.

Vous aimerez également :

pub

6 thoughts on “Rotor Power, un nouveau capteur de puissance de précision

  1. Bonjour,

    Article bien incomplet car repris des infos données par Rotor. Pour avoir testé le Rotor et ayant aussi SRM et powertap plusieurs points son à préciser: ce n’est pas le plus leger du marché. Une fois que l’on a mis des plateaux il fait 700 g. Il y a des SRM plus légers. Il est par contre très peu réactif. Sur une accélération, la bonne puissance ne s’affiche pas avant 3s! Les sprinteur passeront leur chemin. La précision est bonne mais on est pas à 1%, 2 à 3 % comme les autres. Par contre affichage très stable de la puissance une fois en cours de roulage. Bref mon test est ici: http://cyclesetforme.blogspot.fr/2013/11/test-rotor-power.html
    Alban

  2. Bonjour Alban,
    Merci pour ton commentaire qui permet en effet de remettre les pendules à l’heure. Effectivement, l’ensemble de mes présentations de capteurs de puissance sont réalisées à partir des informations glanées sur le net, que je n’ai pas toujours la possibilité de vérifier. Le pire, c’est que j’avais lu ton article quand tu l’as publié, mais j’avais oublié les conclusions, et notamment le peu de réactivité que tu avais noté. Mea culpa !

    En tous cas, bravo pour tes différents tests toujours très complets pour le coup, avec chiffres à l’appui. J’aimerais un jour arriver à ça, mais ça sera compliqué pour moi, il faudrait que je change de boulot !

    Si ça ne te dérange pas, j’apporte quelques modifs à mon article de base en tenant compte de tes remarques …

  3. Pas de soucis, les infos constructeurs sont souvent à vérifier et à pondérer. D’ailleur suite à mes derniers échanges avec Rotor, ces derniers confirment qu’il n’y aura pas de nouvelle mise à jour du Rotor power. Il faudra donc faire avec un produit manquant de réactivité. Dommage et pas possible pour des cyclistes pointus et leur entraîneurs…en amateur comme pro, enfin c’est mon avis…pour démarrer par contre c’est déjà un bon produit mais il y a moins cher comme le p2max du coût…

  4. Voilà une précision intéressante… autant rester sur un P2M qui est plus lourd mais presque deux fois moins cher ; les valeurs sont un peu sous-estimées vs SRM/Rotor, mais la réactivité est là 🙂
    Avec bientôt le Type S dont j’attends les premiers retours avec impatience… un peu plus lourd que Rotor, mais un meilleur tarif et une meilleure intégration « visuelle » (ça peut compter ;-)). S’il est au niveau du P2M actuel sur l’électronique (voire amélioré, soyons fous), ça peut être très sympa…

  5. Effectivement, le Power2Max ne manque finalement pas d’atouts quand on regarde au tarif. Le Type S, c’est une mise à jour du P2M Rodolphe ?

  6. Plus qu’une mise à jour, puisque les deux seront proposés au catalogue.
    Le Type S amène de nouvelles manivelles, un boîtier plus petit (+ gain de poids) et une pile -a priori- mieux protégée (même si c’est déjà pas mal sur le P2M actuel) : http://www.power2max.de/europe/fr/power2max-type-s-3/

    Premières livraisons courant février… les tests poussés ne devraient pas trop tarder 🙂

Laisser un commentaire