Un dernier tour à Callenelle pour cette première partie de saison

Dans le peloton à Callenelle (Belgique)

La saison avance à grands pas, et après un bon résultat sur le championnat régional Ufolep, j’avais à cœur de profiter de ma forme pour ajouter un bon résultat en ce weekend du 8 et 9 juin. Malheureusement, le calendrier ne jouait pas en ma faveur, car ne pouvant courir que le samedi, seule la Belgique nous offrait une course à un horaire qui m’arrangeais. Cela ne me pose pas de problème de courir chez nos voisins belges, mais je savais que le parcours de Callenelle était particulièrement plat, et que les rouleurs belges sont souvent au rendez-vous. Je n’ai pas été déçu …

Du plat, du vent, des relances, tout ce que … je déteste !

Mes premiers tours de roue à l’échauffement me confirmaient ce mauvais pressentiment : malgré un temps d’été enfin retrouvé, je n’allais pas être à la fête sur cette course. Le circuit était en forme de carré, avec une longue partie vent de face, deux petits bouts avec le vent de côté, et une longue ligne droite avec le vent dans le dos. Je me doutais que le grosses cuisses allaient être de sortie, mais je prenais le départ motivé pour faire un bon résultat.

Évidemment, les premiers tours de roues étaient parcourus à vive allure, mais je m’étonnais qu’aucun coureur ne prenne l’initiative de créer une bordure. C’est quand même une spécialité belge non ? J’attendais un bon tour avant de me placer dans les premières positions du peloton, puis de placer une première attaque. Je partais seul à l’assaut du vent de face, et parvenais difficilement à prendre une centaine de mètres d’avance … Je me résignais vite, voyant qu’il était impossible de partir seul.
La partie du circuit avec le vent dans le dos était avalée à une vitesse impressionnante, et permettait à chaque fois au peloton de revenir sur les attaquants dans les premiers tours. Pas dépité par cette situation, je plaçais à nouveau quelques attaques, en suivant d’autres coureurs ou en partant seul, mais c’était peine perdue.

Au bout d’une trentaine de kilomètres environ, un groupe de 7 ou 8 coureurs parvenait à créer un petit écart. Étant mal placé à ce moment là, je réagissais trop tard alors que le peloton laissait filer …

Piégé jusqu’au bout !

Dans le peloton à Callenelle (Belgique)
Dans le peloton à Callenelle (Belgique)

Voyant la victoire s’échapper, j’essayais de relancer l’allure en plaçant plusieurs contres, mais personne ne semblait vouloir prendre ma roue pour chasser derrière les échappées. Je prenais alors quelques relais en tête de peloton pour organiser la poursuite, mais j’étais peu suivi dans ces intentions, et me résignais à reculer dans le peloton pour ne pas perdre mes forces pour rien.

Je lézardais donc en fin de groupe pendant une bonne partie de la course, un peu démotivé à l’idée de ne plus jouer la victoire. En effet, le groupe d’échappés semblait avoir creusé un écart définitif. A environ 30 kilomètres de l’arrivée, notre peloton était à nouveau secoué par plusieurs attaques, et commençait à se morceler sous ces coups de boutoirs répétés. Je me replaçais rapidement, mais n’allais pas tout de suite chercher la contre attaque, ne voulant par rouler sur un collègue français qui était partis à l’attaque. A ce petit jeu, je me retrouvais rapidement isolé, et plaçais une grosse attaque pour tenter de revenir sur ce qui devenait le second groupe.
Peine perdue, j’avais réagis trop tard et plafonnais à environ 150 mètres des coureurs me précédant. Je me faisais reprendre par un petit groupe de quatre coureurs, qui semblaient aussi motivés que moi pour rouler. Malheureusement, à 5 contre 8, la cause était entendue. Après avoir maintenu l’écart pendant une dizaine de kilomètres, nous perdions mètre après mètres pour ne plus jamais revoir les contre attaquants.

J’accusais un peu le coup, et peinais à prendre mes relais, n’étant plus très motivé pour me faire mal alors qu’il n’y avait plus rien à espérer. Nous terminions ainsi la course à 5, et je prenais une anecdotique 21ème place sans disputer le sprint à mes derniers compagnons de route. Je passais la ligne vraiment déçu de m’être fait piégé deux fois, alors que j’avais les jambes pour faire mieux.
C’est vraiment le problème des courses sur le plat, qui sont trop aléatoires à mon goût. On peut être au top et se faire larguer, et être mal et terminer dans les premiers …

Cette course à Callenelle marque donc la fin de ma première partie de saison, qui ne fut pas particulièrement brillante en terme de résultats. Maintenant, place à un gros bloc d’entraînement avant de m’engager sur mes deux objectifs de juillet, les cyclosportives « l’Arvand-Villard »

puis « La Madeleine » où de nombreux cols sont au menu …

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3 thoughts on “Un dernier tour à Callenelle pour cette première partie de saison

  1. Une bonne description de la situation ! J’étais avec toi dans le petit groupe de 5 et moi aussi j’avais bien de la peine à passer mes relais !

    On me voit d’ailleurs sur la photo , en maillot vert fluo chaussures blanches …

    En tous cas bonne chance pour tes prochaines courses .

    Sportivement sébastien

  2. Salut Sébastien,
    Merci pour ton commentaire, c’est sympa d’avoir la réaction d’un des protagonistes de la course. C’était dur pour le moral de se retrouver ainsi piégés à l’arrière. J’avoue que j’avais du mal à me faire violence …
    Tu cours pour quel club exactement ?
    A bientôt sur le vélo 😉

  3. Un peu tard la réponse 🙂 , je suis retombé sur ton blog en suivant un lien lors de la création de mon site internet.

    Je suis au vélo club de l’Escaut ANZIN.

    Pour infos j’ai crée un webshop lié à la nutrition sportive, toi qui est dans le monde sportif n’hésite pas à faire circuler le lien, un peu de pub ne faisant jamais de lien 🙂

    http://WWW.SPORTENERGIE.FR , je suis situé à Beuvrages, à 5mn de Valenciennes

    @+ Séb

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