Routes de l’Oise 2018, une édition réussie !

Résumé des Routes de l'Oise 2018

Comme presque chaque année depuis un bon moment, les Routes de l’Oise représente le sommet de ma saison en ce qui concerne les courses Ufolep. Il faut dire que cette épreuve n’a rien à envier à une course élite, tant son organisation se montre professionnelle. Avec 150 bénévoles et un noyau dur de passionnés, on nous propose à nous, petits coureurs Ufolep, une course en 4 étapes avec un contre-la-montre, un grand prix de la montagne, des sprints intermédiaires, une caravane publicitaire et une sécurité rarement observée sur de telles courses. Alors face à une telle débauche d’énergie, comment ne pas faire de cette épreuve un objectif majeur chaque année ? Cette édition 2018 n’a pas dérogé à la règle, et pour une fois, cela m’a plutôt réussi… Alors même si cela fait déjà 3 bons mois que l’épreuve est terminée et que cet article a mis un peu de temps à être rédigé, je ne résiste pas à la tentation de le publier !

Première étape, un manque d’attention qui coûte cher

Au départ de cette première étape des Routes de l’Oise 2018, je n’étais pas très rassuré quand à ma condition physique. Avec seulement 4 courses dans les jambes, mais quand même une course par étapes en région parisienne, j’estimais ne pas avoir le niveau pour peser sur ces Routes de l’Oise. Car dans cette course particulière, le niveau est toujours relevé, souvent équivalent à celui du championnat de France par exemple… Pas du tout démotivé par ce constat de relative méforme, je comptais bien apporter toute mon aide à mes équipiers Christophe, Julien et Thibault…

Présentation du CC Verlinghem sur les Routes de l'Oise 2018

C’est donc sous un beau soleil que nous nous rendions à Beauvais, ville départ de cette première étape. Après un déjeuner rapidement avalé, après avoir monté les vélos puis enfilé nos tenues, nous étions convoqués sur le podium pour la présentation des équipes. En passant en seconde position sur les 25 clubs engagés, nous avions ensuite tout le temps d’applaudir nos futurs adversaires tout en terminant de se préparer tranquillement. Après avoir vérifié une dernière fois la pression des boyaux, nous nous placions avantageusement en second rang sur la ligne, où je retrouvais Olivier Dulaurent du club de Crevecoeur, avec lequel j’avais partagé quelques coups de pédales sur la Haute Route l’été dernier

A 15h, le départ était donné, d’abord neutralisé pendant quelques kilomètres avant que les fauves ne soient lâchés. Nous avions convenus avec mes équipiers de courir à l’avant du peloton, ce que nous nous appliquions à faire dès les premiers kilomètres de course. Comme c’est le cas chaque année, le rythme était très élevé et les premières attaques étaient vouées à l’échec. Le peloton avançait tel un rouleau compresseur, il fallait être sacrément motivé pour le défier ! Comme mes équipiers, je restais sagement dans les roues tout en restant dans les premières positions, sachant que les difficultés à venir n’allait pas nous épargner.

Première échappée sur les Routes de l'Oise 2018

Aucune échappée ne parvenait à se dégager et même si les points intermédiaires et premières côtes du parcours étiraient le groupe, c’est un peloton conséquent qui s’approchait du juge de paix de la journée, l’enchaînement des côtes de Ramécourt et Rémécourt. Si ces deux difficultés n’ont rien d’insurmontables en soit, leur enchaînement fait mal et permet souvent à un groupe de costauds de s’en aller. Très attentif, j’abordais la première des deux bosses dans les 15 premières positions. Le train était déjà très soutenu, j’étais presque à fond mais je basculais sans problèmes avec la tête de course.
La descente était vite avalée, je tentais de gagner une ou deux places avant d’arriver face à un vrai mur de 800 mètres de long. Pas besoin de réfléchir, il fallait tout donner ! Arc-bouté sur mon vélo, je lâchais toutes mes forces dans la bataille mais perdais quelques mètres sur un groupe d’une dizaines d’hommes qui venait de se constituer. Je basculais au sommet dans la roue de mon équipier Thibault, piégé lui aussi ! Je prenais tout de suite quelques relais avec d’autres costauds n’ayant pas réussi à faire le bon, mais le mal était fait ! Presque tous les favoris étaient devant, il n’y avait plus grand monde pour rouler…

Ne pouvant pas assumer la responsabilité de la poursuite à seulement trois coureurs, Julien étant légèrement lâché, je décidais avec Thibault de ne plus rouler en tête de peloton. C’en était de toute façon terminé pour le général, tous les gros clubs étant représentés à l’avant. Tous… sauf un !
A notre grande surprise, le VC Méru n’avait pas réussi à placer un homme à l’avant, et leurs huit coureurs prenaient rapidement les choses en main. L’écart avec le groupe de tête était déjà supérieur à la minute trente, il y avait peut-être moyen de limiter la casse. Un peu rassuré par cette poursuite bien engagée, je reculais dans le peloton pour faire le point avec mes équipiers. Mais alors que nous abordions une longue ligne droite exposée au vent, notre groupe accélérait subitement. Je levais rapidement la tête et constatait avec effroi que le club de Méru venait de tout faire exploser en lançant une bordure.
Je remontais à toute vitesse les coureurs qui lâchaient un par un, bien aidé par mon équipier Thibault et quelques autres. Mais le mal était fait, cette faute d’inattention allait nous coûter cher ! Je commençais à plafonner et voyais un groupe d’une vingtaine d’unité se faire la malle, je n’étais pas capable de remonter…

Le peloton sur la première étape des Routes de l'Oise 2018

Après cette course poursuite, un large peloton se reformait derrière le groupe de contre, loin derrière la principale échappée. A mesure que l’arrivée approchait, je commençais à sentir venir les crampes, sans être paralysé pour autant. Quelques clubs piégés tout comme nous prenaient la poursuite en main, stabilisant l’écart autour de la minute avec le groupe nous précédant.
La situation n’allait pas bouger jusqu’à l’arrivée, située dans une bosse au cœur de la ville de St Juste-en-Chaussée. Connaissant parfaitement les lieux, je savais qu’il fallait prendre le dernier virage dans les premières positions. Je me plaçais plutôt bien, et lançais mon sprint presque au pied de la bosse mais sans me mettre à fond tout de suite. Je parvenais à remonter petit à petit les premiers, jusqu’à prendre la tête du peloton avant de m’étouffer dans les derniers mètres pour me faire doubler par 3 coureurs. Je franchissais la ligne en 34ème position, loin de mon objectif du départ mais satisfait de ma condition physique… Le classement général était pourtant plié pour nous, mes trois équipiers ayant finis dans le même temps que moi.

Un bon sprint à l'arrivée pour prendre la 34ème place...

2ème étape, un contre-la-montre satisfaisant

Au matin du second jour de course, c’est un contre-la-montre de 12,5 kilomètres qui nous attendait en guise de mise en jambe. Peu à l’aise sur ce type d’exercice, je mettais pourtant un point d’honneur à me mettre dans les bonnes conditions pour réaliser une performance honorable. S’il n’y avait plus rien à aller chercher pour un classement général correct, réaliser un chrono à fond est toujours intéressant pour se jauger face aux adversaires…

Préparatifs du contre-la-montre sur les Routes de l'Oise...

C’est donc avec application que je montais sur mon home-trainer, 50 minutes avant mon départ, dans un brouillard matinal qui allait mettre du temps à se lever. Si la température très fraiche me faisait douter sur la tenue à adopter, les premiers tours de pédale sur place me réchauffaient rapidement et me confirmaient que cuissard et maillots courts seraient amplement suffisant.
Mon protocole d’échauffement étant bien établi, j’avais le plaisir de me rendre compte que les sensations n’étaient pas si mauvaises malgré les gros efforts de la veille. J’étais serein, sans aucun stress lié à la course, ce qui n’était finalement pas plus mal.

Sur la rampe de lancement du contre-la-montre des Routes de l'Oise...

Peu avant 10h, il était temps de se présenter sur la rampe de lancement. Bien calé sur mon vélo, le décompte commençait, sous les yeux de Greg, notre photographe du jour… Je partais au sprint dans les premiers mètres, et prenais rapidement ma position aérodynamique sur les prolongateurs dans cette première partie très roulante. Évoluant à plus de 45 km/h, je trouvais rapidement mon rythme de croisière, légèrement plus élevé que d’habitude sur ce genre d’effort. J’arrivais très vite à la première descente du parcours, avalée à grande vitesse mais sans prendre de gros risque. Je passais le premier enchaînement de virages sans encombres, avant d’attaquer un long, très long faux-plat montant dans lequel j’étais resté planté l’an dernier.

C’est avec ce souvenir en tête que je relançais la machine, me faisant violence à mesure que le sommet approchait. Je basculais enfin sur une partie plus roulante et avais la grande surprise de constater que je revenais à pleine balle sur le coureur étant parti une minute avant moi. Revigoré par la perspective de rattraper ce coureur, j’appuyais encore un peu plus sur les pédales sans pour autant me mettre dans le rouge.

J’arrivais sur la troisième partie du parcours, formant une alternance de faux-plats montant et descendants jusqu’à la ligne d’arrivée. Je doublais le coureur que j’avais en point de mire depuis quelques centaines de mètres, et restais concentré sur mon effort. Nous abordions alors une nouvelle descente dans laquelle je soufflais quelques secondes, ce qui permettait à mon concurrent de me redoubler ! Moi qui pensais l’avoir largué !
Je le repassais dans la bosse suivante, avalée à bloc, mais j’avais du mal à relancer sur le haut ce qui lui permettait à nouveau de repasser devant moi à 1 km de la ligne d’arrivée. Incapable d’augmenter mon effort, je terminais juste derrière lui pour prendre à nouveau la 34ème place, dans les mêmes temps que l’ensemble de mes équipiers. Beau tir groupé !

J’étais plutôt satisfait de ma performance, ayant livré un contre-la-montre sans temps mort, mais il me manquait encore un peu d’explosivité pour relancer en haut des bosses. Cette impression s’est confirmé en comparant mes temps de passage sur Strava, c’est dans la partie la plus bosselée qui nécessitait de grosse relance que j’ai perdu le plus de temps. C’est très certainement ce qui m’a coûté une place dans le top 30, voir mieux…

3ème étape, une échappée surprise qui va au bout

Au départ de la 3ème étape, les jambes tiraient forcément un peu. Avec le contre-la-montre du matin dans les pattes, difficile d’être en pleine possession de ses moyens. Pourtant, le beau soleil qui nous accompagnait me donnait une certaine motivation, et l’objectif affiché avec mes équipiers était de prendre l’échappée.
Si cette étape se termine quasiment toujours au sprint, il ne fallait pas rater l’occasion de montrer le maillot… voir mieux !

Comme tous les ans, les premiers kilomètres étaient parcourus à vive allure, l’équipe du leader ayant décidé de contrôler les choses dès le départ. Avec l’ensemble de mes équipiers, nous restions dans les premières positions du peloton afin d’éviter de subir une cassure et de sauter sur tous les coups. Christophe était le premier à y aller, sans réussite.
Les kilomètres défilaient rapidement et à la faveur d’une montée répertoriée, le leader du classement des monts accompagné de deux coureurs prenaient la poudre d’escampette sans en avoir l’air. Ayant appuyés un peu plus que les autres, ils distançaient le peloton qui semblait se satisfaire de les laisser partir. Comme beaucoup, je pensais que ces trois hommes se relèveraient au sommet, mais ce n’était pas le cas et ils creusaient rapidement un écart supérieur à la minute.

Un peu déçu d’avoir raté le coche, je restais concentré à l’avant du peloton au cas où… Et quelle bonne idée ! Quelques kilomètres plus tard, plusieurs coureurs attaquaient dans un passage exposé au vent. Ni une ni deux, je bondissais sur le côté de la route, produisait un gros effort pour revenir sur les attaquants puis organisait tout de suite des relais. Nous étions une dizaines d’homme, et le peloton semblait ne pas se soucier de nous.
Le rythme se calmait rapidement, mais chacun apportait sa pierre à l’édifice en prenant des relais appuyés, sauf un équipier du leader qui restait dans les roues. Sans le savoir, sa présence dans le groupe allait jouer un grand rôle dans la suite de la course.

Présent dans l'échappée sur les Routes de l'Oise

J’étais content de me retrouver dans cette échappée, produisant un effort presque inférieur à ce qu’il faut faire dans le peloton pour sans cesse se replacer. Et c’est en échappée qu’on perçoit tout le folklore des Routes de l’Oise, avec le ballet des voitures ouvreuses, motos de photographes, caméramans ou ardoisier. Et c’est ce dernier homme qui allait nous donner du baume au cœur tout au long de l’étape. Petit à petit, l’écart avec le peloton se creusait, tandis que nous revenions sur les trois hommes encore à l’avant.

Quel plaisir de rouler à l'avant !

La jonction était faite à environ 40 km de l’arrivée, alors que le peloton était plus de deux minutes derrière. Sans vraiment y croire, je commençais à me dire que jouer la gagner allait devenir possible. A 25 km de l’arrivée, l’écart était le plus important avec plus de 3 minutes d’écart. Cette fois c’était fait, nous étions tous conscients que sauf problème, la gagne allait se jouer entre nous.
La confiance grandissant, un coureur de Méru plaçait une attaque à 20 km de l’arrivée. Je me méfiais un peu de lui, car il semblait vraiment motivé pour faire voler en éclat l’échappée. S’en suivait une série d’attaques plus ou moins tranchées, mais le groupe se reformait à chaque fois. Je tentais moi aussi ma chance, persuadé qu’il y avait moyen de lâcher quelques hommes, mais il y avait toujours un courageux pour boucher le trou. Pendant ce temps-là, le peloton avait mis en route et notre avance commençait à fondre comme neige au soleil. Il ne fallait pas trop s’attarder en route.

Un relai bien appuyé dans l'échappée qui se joue la gagne...

Peu après le panneau indiquant les 10 derniers kilomètres, un de nos compagnons de route plaçait une belle attaque et s’en allait seul. Comme il ne paraissait pas si costaud, personne ne prenait vraiment au sérieux son offensive, et la poursuite derrière lui était bien molle. Conservant 10 à 15 secondes d’écart, il restait à portée de fusil en opposant malgré tout une belle résistance. Je tentais plusieurs fois de m’isoler moi aussi, sans succès. Au dernier virage avant la longue ligne droite finale, tout le monde comprenait qu’il serait difficile de revenir sur l’homme de tête. Et les meilleurs sprinters tentaient un coup de poker en se cachant dans les roues.
Heureusement, un des équipier du leader lâchait ses dernières forces dans la bataille, maintenant le groupe à une belle allure. Malheureusement pour moi, j’étais très mal placé en seconde position, et de toute façon trop émoussé par les attaques pour envisager un sprint performant. Je lançais les hostilités à 400 mètres de la ligne et me faisait très vite débordé par les fusées qui n’avaient pas donné beaucoup de coups de pédales depuis déjà de nombreux kilomètres…

10ème d'étape sur les Routes de l'Oise 2018

Le valeureux attaquant parti 10 km avant la ligne s’adjugeait l’étape pour une demi-roue, juste devant un sympathique collègue du Nord qui pestait d’être passé si près de la victoire. Je terminais pour ma part 10ème de l’étape, un résultat décevant compte tenu des conditions de course. Je ne nourrissais cependant aucun regrets en ayant jeté toutes mes forces dans la bataille…

4ème étape, la guerre jusqu’au dernier kilomètre !

Au matin du dernier jour de course, le bilan du CCV était valeureux dans les intentions, mais pas franchement brillant côté résultats. L’objectif était donc clair, prendre l’échappée du jour pour devancer la grande bataille entre les favoris… Il faut dire que le final de cette dernière étape très vallonnée allait donner tout le loisir aux plus costauds de s’expliquer…

Sur la ligne de départ, prêt à en découdre !

C’est donc avec le moral gonflé à bloc et sous un beau soleil que nous prenions le départ, en veillant bien à nous replacer dans les premières positions du peloton. Comme tous les jours, les premiers kilomètres étaient parcourus à vive allure, sous l’impulsion des premiers attaquants et de l’équipe du leader qui imposait un rythme très soutenu.

Le peloton des Routes de l'Oise 2018

Bien conscients que les premières tentatives étaient vouées à l’échec, je rongeais mon frein en restant bien attentif. Les premières bosses étaient avalées rapidement, avant que le premier grand prix des monts ne se présente à nous. Bien placé dans les 5 premières positions de peloton, je franchissais le sommet au milieu des leaders, rassuré sur l’état de mes jambes après ce premier gros effort.
La descente suivante était parcourue à vive allure, et c’est à ce moment que quelques coureurs faisaient l’effort pour provoquer l’échappée du jour. J’étais plutôt bien placé autour de la vingtième position, mais j’étais bloqué par un rideau de coureur devant moi. Et autant dire qu’à plus de 60 km/h, il était trop dangereux de se frayer un passage en jouant des coudes.
C’est donc impuissant que je voyais se former ce groupe d’audacieux dans lequel j’avais prévu de faire part. Le constat était le même pour mes équipiers, il ne nous restait plus qu’à serrer les dents pour passer les bosses avec les meilleurs.

Quelques attaques en début de course...

Dans le GPM suivant, les favoris passaient à l’attaque. Pas parfaitement placé, je devais zigzaguer entre les coureurs pour produire mon effort, quelques mètres derrière le groupe des costauds et dans les roues de mes équipiers. Après quelques relais bien appuyés avec Christophe et Thibault, tout rentrait dans l’ordre et nous n’en étions quittes que pour un bon avertissement… Les jambes étaient encore bonnes, j’enrageais un peu d’avoir loupé l’échappée pour anticiper les débats, mais je restais concentré pour la fin d’étape qui s’annonçait difficile.

Et rapidement, le juge de paix allait se proposer sous nos roues. La côte du Galet est un épouvantail dans les Routes de l’Oise, car elle est constituée d’un mur en deux paliers qui font presque tous les ans la différence. Je faisais l’effort de me placer idéalement au pied de cette montée, que j’abordais en 5ème position. Le rythme n’étant pas encore très élevé, je tentais ma chance en haussant sérieusement le rythme. Voyant que ça ne réagissais pas derrière, j’écrasais un peu plus les pédales sans pour autant me mettre dans le rouge, mais alors que j’atteignais la mi-pente, des avions me doublaient !
Les leaders du classement général se livraient une bataille sans merci, et j’étais bien incapable de suivre le rythme. Je basculais néanmoins au sommet dans les premières positions du peloton mais le mal était fait, un groupe d’une dizaine d’hommes venait de se faire la belle.

Christophe et Thibault étaient à mes côtés, alors que Julien se trouvait un peu plus en retrait. Nous commencions à prendre quelques relais mais tout le monde était cuit, et personne n’était disposé à rouler derrière les favoris. De notre côté, nous ne pouvions pas prendre le poids de la course en étant déjà bien émoussés et sans objectif précis au classement général…
Malgré tout, nous approchions rapidement de la difficulté suivante dans laquelle Christophe prenait les choses en main. Il étirait considérablement le peloton, je tentais de suivre mais je n’arrivais pas à boucher les 10 mètres de trou que j’avais laissé. J’étais franchement à bloc, quelques coureurs ayant suivi Christophe dans son effort. Malheureusement pour lui, le replat qui suivait permettait aux rouleurs de revenir, tout était à refaire !

 

Le peloton des Routes de l'Oise encore bien groupé !Le rythme du peloton était toujours soutenu, et il n’y avait pas beaucoup de temps mort pour récupérer. Les bosses se succédaient et celle qui se présentait à nous était la dernière occasion de faire la différence. Christophe plaçait une franche accélération au pied, bien suivie par Thibault puis relayée par Julien qui avaient de très bonnes jambes en cette fin d’étape. Pour ma part, j’éprouvais toutes les peines du monde à suivre le rythme, je commençais à coincer. Je basculais néanmoins au sommet dans les roues, mais explosait presque sur une petite route balayée par un vent latéral…

Heureusement, nous tournions rapidement sur notre droite pour entamer la ligne droite finale. Je retrouvais un peu plus d’abris dans les roues, tandis qu’un Julien déchaîné étirait notre peloton. Le sprint était lancé dans un faux plat montant, je n’avais plus la force d’y participer… Je franchissais la ligne en fin de groupe, content d’en terminer après ces 3 jours d’efforts intensifs.

Je clôturais ces Routes de l’Oise à une anecdotique 27ème place au classement général avec pourtant le sentiment d’avoir accompli ma meilleure performance sur cette course depuis que j’y participe. Avec mes équipiers, nous avons toujours courus à l’avant du peloton, j’ai réussi à prendre une échappée et j’ai rarement été aussi proche des meilleurs dans les moments décisifs… Après un début de saison très light, tant à l’entraînement qu’en compétition, je ne pouvais pas imaginer une seule seconde m’amuser autant sur cette édition 2018 des Routes de l’Oise. Comme quoi, la forme du moment ne présage pas toujours des résultats à venir…

La fin de saison sera consacrée à préparer une belle cyclosportive en montagne, car on ne se refait pas, je m’éclate bien plus quand les routes sont plus vallonnées…

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